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Ce que « Thriller » nous enseigne sur PowerPoint

Le clip vidéo le plus mythique de toute l’histoire, c’est sans doute « Thriller » de Michael Jackson.

Je suis certain que, comme moi, vous avez entendu mille fois la chanson sans même comprendre les paroles (moi j’avais sept ans quand elle est sortie). Et vous l’avez peut-être aimée. Et puis le clip y a ajouté une nouvelle dimension. Il a renforcé l’histoire qui était racontée par du visuel stylisé, efficace, esthétique et scénarisé.

De manière générale, le clip vidéo a parfois aidé à rendre des chansons mythiques, mais il n’en est pas l’essence même. Ce sont la voix et l’interprétation du chanteur, le texte et bien entendu la musique qui font d’abord la chanson.

Le PowerPoint, c’est comme un clip vidéo. Il ne doit pas être le centre et l’essence de la prise de parole, mais il doit lui ajouter une nouvelle dimension. Le diaporama et le discours se complètent. Ainsi, vos spectateurs vivent une « expérience » à la fois auditive et visuelle.

Les mots c’est vous, le PowerPoint c’est du visuel.

C’est d’ailleurs corroboré par les trois principes de Richard Mayer et les preuves scientifiques de l’utilisation aberrante de PowerPoint :

  • On apprend mieux avec des mots et des images qu’avec des mots seuls.
  • On apprend mieux lorsque les mots et images additionnelles intéressants mais non nécessaires sont exclus.
  • On apprend mieux avec des images et un discours oral qu’avec des images, un discours oral ainsi que du texte écrit.

Répétez avec moi : « Les mots c’est moi, le PowerPoint c’est du visuel ». Encore : « Les mots c’est moi, le PowerPoint c’est du visuel ». Allez, une troisième fois pour être en être définitivement certain : « Les mots c’est moi, le PowerPoint c’est du visuel ».

Quand on parle visuel on pense à :

  • La simple photo. On ne peut pas faire plus visuel.
  • Le montage photo.
  • Le dessin.
  • Le symbole.
  • Le schéma.
  • Le graphique.
  • Le texte. Ah bon ? Eh oui, mais le texte ne devient du visuel que s’il est mis en valeur d’une manière ou d’une autre.

Si vous envisagez le PowerPoint comme une manière de compléter, de mettre en valeur et d’ajouter une dimension à votre discours oral par du visuel, vous ne ferez plus jamais de PowerPoints prompteurs qui répètent votre discours ou de PowerPoints documents qui affichent des quantités de choses non pertinentes.

Pascal HaumontCe que « Thriller » nous enseigne sur PowerPoint
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4 commentaires

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  • Martin - 27 janvier 2016 répondre

    Bonjour, merci pour ce billet très enrichissant !

    Pascal Haumont - 27 janvier 2016 répondre

    Avec plaisir Martin !

  • Marie-Christine - 28 janvier 2016 répondre

    Bonjour

    Je ne sais pas encore utiliser Power Point mais à force de lire vos billets je pense que j’ai compris le message 🙂

    Merci 🙂

    Pascal Haumont - 28 janvier 2016 répondre

    Avec plaisir Marie-Christine.
    Je crois qu’un des messages les plus importants avec PowerPoint au final… c’est qu’on peut très bien s’en passer !

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